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SEO local Guide · 14 min de lecture · 2 septembre 2026

Optimiser sa fiche Google Business Profile restaurant : le protocole

Sur les trois critères du classement local, un seul se travaille chaque semaine. Le tri, le budget-temps réel et le calendrier 90 jours appliqué sur 750 établissements.

Optimiser sa fiche Google Business Profile restaurant : le protocole

Optimiser sa fiche Google Business Profile de restaurant consiste à agir sur les trois critères officiels du classement local de Google : la pertinence, la distance et la notoriété. La distance ne se modifie pas. La pertinence se règle une seule fois : catégorie principale exacte, attributs, menu lisible, horaires, photos. La notoriété se construit chaque semaine, par un flux régulier d'avis authentiques, une réponse publiée sous 48 heures et une publication hebdomadaire. Les premiers effets apparaissent en 30 à 60 jours.

  • Pertinence — réglez-la une fois, correctement, et n'y touchez plus.
  • Distance — subissez-la, et arrêtez de viser des quartiers hors de portée.
  • Notoriété — alimentez-la chaque semaine, sinon elle redescend.

Voilà tout l'article en six lignes. Ce qui suit, c'est le détail : ce qu'on règle, combien de temps ça prend réellement entre deux services, et surtout la partie que personne n'écrit — comment collecter des avis sans que votre fiche finisse suspendue. On accompagne aujourd'hui 750 établissements, restaurants, boulangeries, hôtels, salons. Ce qu'on décrit ici, c'est ce qu'on fait tous les jours, y compris les erreurs qu'on a mis du temps à corriger.

Que regarde exactement Google pour classer un restaurant en local ?

Google publie noir sur blanc les trois critères de son classement local : la pertinence, la distance et la notoriété. Ce n'est pas une hypothèse d'agence, c'est écrit dans la page d'aide « Astuces pour améliorer votre classement local sur Google », document vivant consulté en 2026. La pertinence, Google la définit comme « le degré de pertinence entre un profil d'entreprise et la recherche d'un utilisateur ». La distance, comme « l'écart entre chaque entreprise et le client qui effectue la recherche ». La notoriété indique « à quel point une entreprise est connue ».

Trois critères. Un que vous réglez, un que vous subissez, un que vous construisez. C'est la seule grille de lecture dont vous avez besoin.

PertinenceDistanceNotoriété
Ce que Google en ditAdéquation entre la fiche et la rechercheÉcart entre l'établissement et le client qui chercheÀ quel point l'établissement est connu
Vous pouvez agir ?Oui, totalementNonOui, mais dans la durée
Leviers concretsCatégorie principale et secondaires, attributs, menu, horaires, description, zone desservieAucun, hors ouverture d'un second point de venteAvis récents, réponses, posts, photos, mentions et liens locaux
Effort2 h, une seule fois15 à 20 min par semaine, en continu
Si vous ne faites rienVous n'apparaissez pas sur les bonnes requêtesRien à faireVous reculez pendant que les voisins avancent

Regardez la colonne du milieu. La distance est un critère que vous ne maîtrisez pas. Personne ne vous le dit franchement parce que ça abîme la promesse commerciale, mais c'est la base de tout : vous ne déplacerez pas votre restaurant. Google précise d'ailleurs qu'un établissement plus éloigné peut passer devant s'il est jugé plus pertinent : si vous êtes à 2,5 km du centre-ville, viser le top 3 de votre ville sur une recherche faite depuis la place centrale reste très difficile, sans être impossible. En revanche, sur les recherches faites dans un rayon de 800 mètres autour de vous, vous pouvez dominer. C'est là que se joue votre travail.

L'édition 2026 de l'étude Whitespark Local Search Ranking Factors, relayée par Guest Suite en juillet 2026, a compilé l'avis de 47 experts sur 187 signaux, en intégrant pour la première fois la présence dans les réponses des moteurs IA. Conclusion : les signaux de la fiche Google restent le socle du classement, mais les avis et les signaux comportementaux pèsent davantage qu'avant. Autrement dit, la fiche bien remplie reste le ticket d'entrée, et ce qui bouge le curseur, c'est ce qui se passe dessus toutes les semaines.

Comment faire apparaître son restaurant sur Google quand on part de zéro ?

Trois étapes : vérifier si une fiche existe déjà, la revendiquer, puis choisir la catégorie principale exacte. Le reste attend.

Dans 8 cas sur 10 chez les établissements qu'on prend en charge, la fiche existe déjà. Google la crée seul, à partir des données de Maps, des annuaires, des signalements de clients. Elle vit sa vie sans vous, avec parfois des horaires faux et une photo prise par un passant en 2019. Tapez le nom de votre établissement sur Google Maps. Si vous voyez la mention « Vous êtes propriétaire de cet établissement ? », la fiche est là mais elle ne vous appartient pas. Cliquez, lancez la revendication. Google vous enverra un code par courrier, par téléphone ou vous demandera une vidéo de l'établissement. Comptez de 3 jours à 2 semaines. Rien d'autre ne peut avancer tant que ce n'est pas fait.

Le NAP : trois informations qui doivent être identiques partout

Nom, adresse, téléphone. Le nom exact de l'enseigne, sans mots-clés ajoutés — écrire « Chez Marco – Meilleur restaurant italien Lyon 3 » vous expose à une suspension, et on l'a vu arriver. L'adresse doit être écrite strictement de la même façon sur la fiche, sur votre site, sur TheFork, sur les Pages Jaunes. « 12 rue de la Paix » et « 12, Rue de La Paix » : Google gère la plupart du temps, mais pourquoi lui compliquer la tâche. Le sujet est technique, on l'a traité à part dans le b.a.-ba des citations locales.

La catégorie principale : une seule, la plus précise possible

C'est le réglage le plus mal fait du métier. Sur les fiches qu'on audite à l'entrée dans notre parc, la catégorie principale est imprécise ou franchement fausse dans une proportion qui nous surprend encore — pizzeria classée « Restaurant », bar à vin classé « Bar », crêperie classée « Restaurant français ». Chaque fois, l'établissement disparaît des recherches où il aurait le plus de chances de sortir.

Une seule catégorie principale, la plus spécifique qui décrit ce que vous faites vraiment. « Restaurant de cuisine italienne » plutôt que « Restaurant ». « Boulangerie-pâtisserie » plutôt que « Boulangerie » si vous faites les deux. Ajoutez ensuite 2 à 4 catégories secondaires, pas 12 : au-delà, vous diluez le signal. Les cas hybrides méritent réflexion. Un bar à vin qui sert des planches et deux plats du jour : catégorie principale « Bar à vin », secondaires « Restaurant » et « Bar à tapas ». Une boulangerie avec salon de thé : principale « Boulangerie », secondaire « Salon de thé ». La question à se poser est toujours la même : sur quelle requête voulez-vous être trouvé en priorité ? On a détaillé la méthode de choix dans le réglage de la catégorie principale, qui change tout.

Quelles informations remplir en priorité, et lesquelles ne servent à rien ?

Certains champs font bouger votre position, d'autres ne font rien pour le classement mais décident si le client appelle ou passe son chemin. Mélanger les deux, c'est perdre des heures sur la description en négligeant les horaires.

Voici le tri, tel qu'on l'applique lors des audits.

ÉlémentEffet sur le classementEffet sur la décision du clientPriorité
Catégorie principaleFortFaible1 — à faire aujourd'hui
Horaires, y compris jours fériésMoyenFort1 — à faire aujourd'hui
Menu structuré et lisibleMoyenFort2
Attributs (terrasse, accès PMR, végétarien)MoyenFort2
Photos récentesFaible en directTrès fort2
Description de 750 caractèresNul ou quasiMoyen4
Questions/réponses prérempliesNulMoyen4

La description ne pèse pas sur le classement. On peut le dire autrement : passer une heure à ciseler 750 caractères bourrés de mots-clés ne vous fera pas gagner une place. Écrivez-la simplement, en trois phrases honnêtes, et passez à autre chose.

Les horaires, à l'inverse, sont le champ au plus mauvais rapport dégât/effort de tout le métier. Cinq minutes pour renseigner la fermeture du 15 août, et vous évitez trois avis 1 étoile de clients arrivés porte close avec leurs beaux-parents. On voit ça chaque été. Renseignez les horaires exceptionnels sur trois mois glissants : fériés, congés annuels, fermetures techniques.

Le menu mérite une remarque à part. Google doit pouvoir le lire. Un PDF scanné ou une belle image du menu écrite à la craie, c'est un mur pour les robots — et pour le bloc IA qui répond avant le clic. Le lien menu de votre fiche doit pointer vers une page HTML, avec les plats et les prix en texte. C'est tout l'enjeu d'un menu que Google peut lire.

Les attributs sont sous-utilisés. « Terrasse », « Accessible en fauteuil roulant », « Options végétariennes », « Réservation conseillée », « Convient aux groupes ». Google s'en sert pour les recherches filtrées, du type « restaurant avec terrasse près d'ici ». Cochez tout ce qui est vrai. Ne cochez rien qui soit faux : un client qui arrive en fauteuil devant trois marches laissera un avis dont vous vous souviendrez.

Salle de restaurant français en service, tables dressées et lumière de fin d'après-midi
Une fiche bien remplie ne remplit pas la salle : ce qui départage deux restaurants voisins, c'est ce qui bouge chaque semaine sur leur fiche.

Pourquoi une fiche complète ne suffit-elle plus en 2026 ?

Parce que la fiche complète est devenue le minimum que tous vos voisins ont atteint, et que Google départage désormais sur la fraîcheur. Le stock ne suffit plus. C'est le débit qui compte.

Il y a plus de 179 000 restaurants en France, selon Review Collect en juin 2026. Dans votre rue, vos trois concurrents directs ont tous une fiche revendiquée, des photos, des horaires. Vous êtes tous à égalité sur la ligne de départ. Ce qui vous sépare, c'est ce qui s'est passé sur la fiche ces trente derniers jours : combien d'avis nouveaux, combien de réponses publiées, combien de photos ajoutées, un post ou aucun.

La différence entre stock et débit se voit aussi côté client. Selon BrightLocal, 73 % des consommateurs ne prêtent attention qu'aux avis écrits au cours du dernier mois. Vos 340 avis accumulés depuis 2018, avec une moyenne de 4,4, ne valent pas grand-chose si le dernier date de février. Le client qui regarde votre fiche un vendredi soir voit d'abord la date du dernier avis. Un restaurant à 180 avis dont 12 datent du mois dernier inspire plus confiance qu'un restaurant à 340 avis figés.

Toujours selon Review Collect en juin 2026, 70 % des consommateurs français consultent les avis avant de choisir un restaurant. Et 40 % ne se rendent pas dans un établissement noté sous 4 étoiles, chiffre cité par Billiv en mars 2026. La note et la fraîcheur agissent ensemble : la première ouvre la porte, la seconde prouve que l'établissement tourne encore.

Un dispositif de collecte d'avis ne sauvera jamais un service mauvais. Il rend visible ce que vous faites déjà — en bien comme en mal.

On le dit à tous les établissements qu'on équipe, y compris quand ça freine la signature. Si votre cuisine sort des plats tièdes le samedi soir parce que vous êtes en sous-effectif, augmenter le volume d'avis va accélérer la chute de votre note, pas la redresser. Réglez le service d'abord. Le reste amplifie.

Combien d'avis par semaine faut-il viser ? Ça dépend du nombre de couverts et de la concurrence de votre zone, et on refuse de donner un chiffre unique valable pour tout le monde. La logique de calcul, elle, est toujours la même : on l'a détaillée dans la méthode du débit, combien d'avis par semaine et pourquoi.

Comment collecter des avis sans se faire sanctionner par Google ?

Google interdit explicitement d'offrir un avantage en échange d'un avis : c'est de « l'engagement artificiel », et c'est « strictement interdit » selon sa page d'aide « Conseils pour obtenir plus d'avis », consultée en 2026. Une part importante des dispositifs de collecte posés en salle, d'après ce qu'on observe lors de nos audits, sont non conformes sans que le restaurateur en ait conscience.

Le scénario classique : « un café offert contre un avis Google ». Ou la tablette posée près de la caisse qui demande d'abord une note, puis n'envoie vers Google que les clients ayant mis 4 ou 5 étoiles, en dirigeant les autres vers un formulaire interne. Les deux pratiques sont interdites. La seconde porte un nom, le review gating, et Google la traite comme une manipulation de son classement.

Ce que Google autorise, et qu'il écrit lui-même : rappeler à vos clients de laisser un avis, par un lien ou un QR code. Solliciter n'est pas acheter. La ligne passe exactement là — entre l'invitation et la contrepartie conditionnée.

DispositifConforme aux règles Google ?Risque encouruEffet réel sur la note
Cadeau remis uniquement contre avis publiéNonAvis supprimés en masse, fiche suspendueHausse artificielle, puis chute brutale au nettoyage
Tablette qui filtre et n'envoie que les clients satisfaitsNonSuppression des avis, perte de confiance si c'est repéréNote gonflée qui ne reflète rien
Avis rédigés par l'équipe ou achetésNonSuppression, sanction, risque juridiqueDétectés de plus en plus vite
Cadeau inconditionnel + invitation libre à laisser un avisOuiAucunHausse lente et stable, avis qui restent

La dernière ligne, c'est le principe sur lequel on a construit une roue à cadeaux où le lot est remis à tous, avis ou pas. Le client tourne, il gagne quelque chose — un café, une part de dessert, une réduction — et il repart avec, qu'il laisse un avis ou non, qu'il mette 5 étoiles ou 2. L'invitation à laisser un avis est présentée, jamais exigée. Sur le plan des règles Google, c'est la seule construction qui tienne. Sur le plan pratique, elle fonctionne parce que le geste d'offrir crée le moment où le client a envie d'écrire, sans transaction.

Une nuance qu'on assume : ce type de dispositif fait aussi remonter des avis mitigés. Un client qui a mal mangé et qui gagne un cadeau écrira parfois son mécontentement. C'est le prix de la conformité, et c'est sain — une fiche avec 100 % de 5 étoiles n'a jamais rassuré personne.

Combien de temps ça prend par semaine, et qu'est-ce qu'on peut déléguer ?

Comptez environ 2 heures une seule fois pour les réglages, puis 15 à 20 minutes par semaine pour l'entretien. Ce budget-temps est tenable. Ce qui ne l'est pas, c'est de le tenir 52 semaines par an entre deux coups de feu.

Ce qu'on observe sur les établissements qu'on accompagne : le restaurateur motivé répond aux avis pendant trois semaines. Puis il y a un arrêt maladie en cuisine, un contrôle, un mois de juillet. Les réponses sautent en premier. Toujours. Trois mois plus tard, il y a 40 avis sans réponse et une gêne à s'y remettre.

TâcheFréquenceTemps réelCe qu'on constate côté restaurateur
Répondre aux avisQuotidien10 à 15 min/jourSouvent abandonné après 3 semaines
Solliciter les avis en salleChaque service0 min si un dispositif est poséTrès irrégulier si ça repose sur l'équipe
Publier un post GoogleHebdomadaire10 minOublié 9 fois sur 10
Ajouter des photosMensuel15 minFaisable, souvent reporté
Vérifier horaires et fériésMensuel5 minFait après le premier avis 1 étoile

Sur le délai de réponse, deux chiffres à garder en tête. Selon ReviewTrackers, cité par Billiv en mars 2026, 53 % des clients attendent une réponse de l'entreprise sous 7 jours. Et selon l'enquête Phocuswright relayée par Tripadvisor, 85 % des voyageurs disent qu'une réponse attentionnée améliore leur impression d'un établissement, et 65 % sont plus enclins à réserver dans un établissement qui répond aux avis.

Le même dossier e-reputation-paris rapporte en avril 2026 que 64 % des restaurateurs et hôteliers reconnaissent ne pas piloter leur e-réputation. Ce n'est pas de la négligence, c'est de l'arbitrage : quand il faut choisir entre le planning du week-end et répondre à un avis, le planning gagne.

Deux façons de tenir dans la durée. Soit vous réduisez la charge en triant ce qui mérite une réponse — c'est la règle des 3 niveaux pour répondre sans y passer sa soirée. Soit vous sortez la tâche de votre liste et vous la faites rédiger et publier chaque jour par quelqu'un dont c'est le métier. Les deux marchent. Ne rien faire ne marche pas.

Comptoir de café avec un petit support de sollicitation d'avis posé près de la caisse
Un dispositif posé au comptoir travaille à chaque service, même les jours où personne n'a le temps d'y penser.

Comment booster sa visibilité au-delà de la fiche elle-même ?

La fiche seule ne suffit plus à exister dans les réponses générées par les moteurs IA : ce qui se dit de vous ailleurs sur le web compte désormais autant.

L'étude Whitespark 2026, relayée par Guest Suite en juillet 2026, souligne que l'autorité des sites tiers où vos avis sont présents influence à la fois votre visibilité dans les réponses IA et la décision du client. Traduction pour un restaurant : votre fiche Google, votre site, TheFork, TripAdvisor, la presse locale et les blogs de quartier forment un ensemble. Un moteur de réponse qui doit recommander « un bon italien à Nantes centre » croise ces sources. Si vous n'existez que sur Google Maps, vous êtes une source sur cinq.

Les trois chantiers hors-fiche qui comptent

  • La cohérence des coordonnées. Même nom, même adresse, même téléphone sur tous les annuaires où vous figurez. Un ancien numéro qui traîne sur trois sites crée du doute côté Google.
  • Un site avec de vraies pages. Une page d'accueil, une page menu en HTML, une page contact avec l'adresse en texte et une carte. Pas une page unique en scroll infini où tout est en image. On a décrit le format minimum dans les 7 pages dont un site de restaurant a besoin, et c'est ce qu'on construit sur les sites qu'on livre.
  • Les mentions locales. Office de tourisme, association de commerçants, blogs de quartier, presse régionale, partenaires. Chaque page qui cite votre nom et votre adresse renforce le signal. C'est lent, c'est cumulatif, ça ne se fait pas en un après-midi.

Un mot sur les réseaux sociaux, puisque la question revient à chaque rendez-vous. Instagram fait revenir des gens qui vous connaissent déjà. Google fait venir des gens qui ne vous connaissent pas. Pour un commerce de proximité qui doit remplir un mardi soir, le second l'emporte presque toujours — on a fait le calcul dans un article dédié.

Que faire les 90 prochains jours pour optimiser sa fiche Google Business Profile de restaurant ?

Sept réglages aujourd'hui en 45 minutes, puis un rythme hebdomadaire de 15 minutes pendant trois mois. Voici exactement les gestes, écran par écran.

Les 7 réglages à faire aujourd'hui, avant le service du soir

  1. Vérifier que la fiche vous appartient — 5 min. Tapez le nom de votre établissement sur Google Maps depuis un navigateur où vous n'êtes pas connecté. Si « Vous êtes propriétaire de cet établissement ? » s'affiche, cliquez et lancez la revendication. Réussi si vous voyez le bandeau de gestion Google en tapant le nom depuis votre compte.
  2. Corriger la catégorie principale — 5 min. Profil d'établissement → Modifier le profil → À propos → Catégorie d'activité. Une seule principale, la plus précise. Test de contrôle : tapez cette catégorie suivie du nom de votre ville. Si les résultats ne ressemblent pas à votre établissement, la catégorie est fausse. Ajoutez ensuite 2 à 4 secondaires.
  3. Fiabiliser horaires, jours fériés et téléphone — 10 min. Modifier le profil → Horaires → Horaires spéciaux. Renseignez les trois prochains mois : fériés, congés, fermetures. Réussi quand le mot « fermé » n'apparaît jamais par erreur sur un jour où vous ouvrez.
  4. Publier 5 photos prises cette semaine — 10 min. Une façade de jour, deux plats de la carte actuelle, une salle en service, une de l'équipe. Depuis le téléphone, sans filtre. Le reste — cadrage, ce qui fait fuir — est dans l'article sur les photos de fiche.
  5. Rendre le menu lisible — 5 min. Modifier le profil → Menu → Lien du menu. Vérifiez que le lien ouvre une page web avec du texte, pas un PDF ni une image.
  6. Répondre aux 10 derniers avis — 10 min. Les positifs d'abord, deux lignes chacun, en citant le plat ou le moment évoqué. Les négatifs ensuite, calmement, sans discuter les faits en public.
  7. Poser le dispositif de collecte pour ce soir — 2 min. Un support sur chaque table ou au comptoir, avec un cadeau remis à tous sans condition. Repère de départ : sur les restaurants qu'on équipe, la fourchette habituelle tourne autour de 2 à 5 avis par service, ce qui donne l'ordre de grandeur de 60 à 120 avis sur un premier trimestre. Ça varie fortement selon le nombre de couverts et l'implication de la salle.

Le rythme de croisière, ensuite

  • Chaque jour — répondre aux nouveaux avis. Objectif : sous 48 heures.
  • Chaque semaine — un post Google : le plat du moment, un événement, une fermeture à venir.
  • Chaque mois — 5 photos nouvelles, contrôle des horaires du mois suivant, une campagne vers votre base clients.
  • Chaque trimestre — un audit : tapez trois requêtes typiques de vos clients, notez votre position, regardez ce que font les trois établissements devant vous.

Ce qu'on peut raisonnablement attendre

Les premiers mouvements sur les impressions Maps arrivent en général entre 30 et 60 jours après les réglages, avec un décalage plus long quand la fiche vient d'être revendiquée. Ce sont nos observations sur les établissements qu'on suit, pas une donnée publiée par Google — qui, lui, ne communique aucun délai. Les positions, elles, bougent plus lentement que les impressions : on voit d'abord plus de gens qui vous affichent, puis plus de gens qui vous appellent, puis un déplacement dans le classement.

Ce qui ne bougera pas : la distance. Si un concurrent est à 300 mètres de la gare et vous à 1,2 km, il sortira devant vous sur les recherches faites à la gare, quoi que vous fassiez. Votre terrain de jeu, c'est votre rayon. Concentrez-y tout — les avis de vos habitués, les photos, les posts, les mentions dans le journal de quartier. On préfère un restaurant premier dans son quartier qu'un restaurant huitième dans sa ville. Le premier remplit sa salle. Le second collectionne des impressions.

Questions fréquentes

Google My Business et Google Business Profile, est-ce la même chose ?

Oui. Google a renommé « Google My Business » en « Google Business Profile », traduit en français par « Profil d'établissement » ou « Fiche d'établissement ». L'ancienne application de gestion a disparu : tout se pilote désormais directement depuis la recherche Google ou depuis Maps, en tapant le nom de votre établissement quand vous êtes connecté au compte propriétaire.

Faut-il payer pour être mieux classé sur Google Maps ?

Non. Le classement local, dit naturel, ne s'achète pas. Google Ads permet d'acheter un emplacement sponsorisé visible au-dessus des résultats, signalé comme publicité, mais cela n'améliore pas votre position naturelle. Toute personne qui vous propose « une place garantie dans le top 3 » contre un abonnement vend quelque chose que Google ne vend pas.

Combien d'avis faut-il pour sortir dans le pack local ?

Il n'existe pas de seuil universel. Le repère utile est comparatif : regardez le nombre d'avis et la note des trois établissements affichés devant vous sur votre requête cible. Ce sont eux votre référence, pas une moyenne nationale. Dans une petite ville, 80 avis récents suffisent parfois ; en centre-ville dense, il en faut plusieurs centaines.

Peut-on supprimer un avis négatif ?

Pas s'il est sincère, même s'il est injuste. Google ne supprime que les avis qui violent ses règles : propos haineux, contenu hors sujet, conflit d'intérêts, avis manifestement faux ou visant un autre établissement. Le signalement fonctionne quand le motif est bien choisi et documenté. La procédure détaillée est dans notre article sur les faux avis.

En combien de temps voit-on un résultat ?

D'après ce qu'on observe sur les établissements qu'on suit, les impressions Maps bougent en général entre 30 et 60 jours après les réglages de base, et les positions plus tard, souvent au-delà de 90 jours. Google ne publie aucun délai officiel. Une fiche fraîchement revendiquée met plus longtemps qu'une fiche déjà active.

Mon restaurant est excentré : puis-je quand même sortir en centre-ville ?

Très difficilement. Google définit la distance comme l'écart entre votre établissement et la personne qui cherche : ce critère ne se travaille pas. Vous pouvez dominer les recherches faites autour de vous, apparaître sur des requêtes de spécialité peu concurrentielles, et compter sur les avis pour être choisi. Viser le centre-ville sur une recherche générique est une perte d'énergie.

Offrir un café contre un avis Google, est-ce autorisé ?

Non. Google qualifie d'« engagement artificiel » le fait de proposer un avantage en échange de la publication d'un avis, et l'interdit strictement dans sa page d'aide sur l'obtention d'avis. La solution conforme consiste à remettre le cadeau à tous les clients, sans condition, puis à les inviter librement à laisser un avis.

On regarde votre fiche Google ensemble ?

Régler la catégorie et les horaires prend un après-midi. Tenir le rythme d'avis et de réponses pendant 52 semaines, c'est autre chose. Omi Day pose en salle une roue à cadeaux remis à tous sans condition, rédige et publie vos réponses chaque jour, et garde votre base clients à votre nom pour vos SMS. Prenez quinze minutes : on ouvre votre fiche, on vous dit ce qui cloche, gratuitement.

Prendre rendez-vous → 15 minutes, gratuit et sans engagement : on regarde votre fiche Google ensemble.

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